Tekken 3 : débloquer les personnages cachés, dans l’ordre et avec la condition de chacun

Dans Tekken 3, le roster ne se débloque pas d’un coup de manette magique : il se mérite, mode après mode, finish après finish. La version PlayStation, sortie en 1998 en Europe, propose 23 combattants jouables, et plus de la moitié d’entre eux ne sont pas disponibles au premier lancement.

Avant de lister quoi que ce soit, une mise au point s’impose. Les conditions exactes circulent depuis plus de vingt-cinq ans sous des formes légèrement différentes selon les guides, les éditions et les souvenirs de chacun. Je m’en tiens donc à la logique qui structure la progression et aux déblocages que les joueurs retrouvent d’une source à l’autre, sans inventer de précision de façade.

À retenir
  • Le mode Arcade alimente un compteur de victoires qui ouvre la plupart des personnages.
  • Tekken Force et Tekken Ball débloquent des combattants et des modes annexes.
  • Ogre donne accès à True Ogre après un second combat contre lui.
  • Sans sauvegarde sur carte mémoire, tous les déblocages disparaissent à l’extinction.

Le principe : le mode Arcade est la clé de tout

Tout part du mode Arcade. Chaque fois que vous le terminez avec un personnage, le compteur de victoires avance, et c’est ce compteur, bien plus que le choix du combattant, qui ouvre les portes suivantes.

C’est un système qui change le rapport au jeu. Là où Tekken 2 vous laissait presque tout sous la main, Tekken 3 transforme chaque fin de parcours en récompense, avec son lot d’images de fin en CG et son nouveau visage sur l’écran de sélection. Une dizaine de personnages sont accessibles d’emblée, dont Jin Kazama, Nina Williams, Paul Phoenix et Ling Xiaoyu. Les autres attendent.

Premier réflexe à adopter : ne pas bloquer sur un seul main. Finir le mode Arcade avec des profils variés, du bourrin au technique, fait avancer le déblocage plus vite que l’obstination.

Trois heures. C’est à peu près ce qu’il faut à un joueur appliqué pour voir apparaître la majorité du casting, selon l’expérience de la plupart des joueurs de l’époque.

Les modes bonus, deuxième voie de déblocage

Tekken 3 est le premier épisode de la série à embarquer de vrais modes annexes. Le plus célèbre, Tekken Force, est un beat’em up à défilement latéral en quatre niveaux, où l’on affronte des soldats en tenue sombre avant un boss de fin de stage. Il n’a rien d’un simple gadget, puisque venir à bout de sa dernière étape fait partie des conditions classiques pour faire apparaître Gon, le petit dinosaure issu du manga de Masashi Tanaka.

Tekken Ball, lui, transforme le combat en partie de volley-ball létale : un ballon explosif, des coups qui le renvoient, et la barre de vie qui fond à chaque impact reçu. Il se débloque lui aussi en progressant dans le jeu, et c’est l’un des plus grands succès de soirée entre amis de toute la ludothèque PlayStation de 1998.

Le mode Théâtre, enfin, regroupe les séquences de fin et les introductions CG déjà vues. On y accède lui aussi par la progression, et il sert de preuve visuelle de ce que vous avez réellement accompli.

Les personnages qui se cachent derrière les finishs

Certains combattants sortent du lot, parce que leur déblocage raconte quelque chose du jeu. Eddy Gordo, avec son capoeira déroutant, est devenu le personnage préféré des débutants : ses enchaînements au sol se sortent en martelant les boutons, et il a fait basculer des centaines de joueurs de la défense à l’attaque sauvage.

Mokujin, le pantin de bois, joue un rôle à part. À chaque combat, il imite le style d’un autre personnage du roster, ce qui en fait une sorte de joker permanent. Sa présence sur l’écran de sélection signale généralement que vous avez déjà fait un bout de chemin.

Ogre, le boss de fin, est un cas d’école. Après l’avoir battu, un second combat s’enclenche contre True Ogre, sa forme monstrueuse, plus grande, plus rapide et capable de projectiles. Pouvoir le contrôler à son tour demande d’avoir franchi plusieurs étapes, ce qui lui donne une aura de trophée ultime.

Panda, lié à Kuma, l’ours de la famille Mishima, joue sur le comique : même animal, autre pelage, même sens du coup de patte. Dr. Bosconovitch, scientifique bandé de la tête aux pieds, complète le groupe des profils excentriques, et apparaît lui aussi après des étapes précises du jeu.

Résultat ? Un casting qui ressemble à une chasse au trésor.

Comment s’y prendre sans perdre de temps

La méthode la plus simple consiste à alterner. Terminez d’abord le mode Arcade avec trois ou quatre personnages différents pour faire monter le compteur, puis lancez Tekken Force pour en voir le bout. La seconde étape, c’est Tekken Ball, qui récompense les réflexes plutôt que la connaissance des combos.

Si un personnage résiste, vérifiez que votre sauvegarde sur carte mémoire est bien active. Sans elle, les déblocages disparaissent à l’extinction de la console, une erreur classique qui a coûté des soirées entières à plus d’un joueur de l’époque. Le jeu occupe un seul bloc de carte mémoire, ce qui laisse de la place pour d’autres sauvegardes.

Sur les rééditions et compilations disponibles aujourd’hui, la logique reste la même, mais les emplacements de sauvegarde et les menus peuvent différer légèrement. Un détail utile, donc, avant de lancer le premier combat : regarder où le jeu enregistre vos progrès.

Au final, Tekken 3 s’est vendu à plus de 8 millions d’exemplaires sur PlayStation, un chiffre souvent cité pour illustrer le succès de la série, et sa structure de déblocage y est pour beaucoup : on y revient surtout pour voir le prochain visage s’afficher sur l’écran de sélection.